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Mar 30 2022

Décrypter le langage de l’image

Au sommaire

  • Le cinéma, un monde magique remplis d’émotions et de symboliques

 

 

 

 

Le cinéma ! Un monde magique, remplis d’émotion et de symbolique

Chez 2.35 Studio, on veut insuffler une touche cinématographique dans vos publicités et films de marque !

Tout ce langage de l’image aura le pouvoir de mettre de l’émotion dans vos films de manière subtile. Ce sont avant tout des choses qui ne sont pas dites, mais qui seront perçues. Ce sont ces petites subtilités, ce qui se cachent dans les interstices qui font la différence. Pour faire cela, nous allons utiliser les mouvements de caméra, les différentes échelles de plans ou encore le placement des personnages pour mettre l’emphase sur certains messages. C’est d’ailleurs pour cela qu’un film demande autant de temps, de moyens et d’engagement pour être réussi.

On vous explique tout, illustrés par des images de nos productions.

Les axes de caméra

On peut commencer par le classique champs/contre champs ! Cette technique est très souvent utilisée pour filmer un dialogue comme le montre l’exemple ci-dessous.

Nous allons ensuite passer à la plongée et la contre-plongée. Un plan en contre-plongée, c’est un plan ou la caméra pointe légèrement vers le haut, comme sur cette image. Cet effet a souvent pour but de montrer une forme de dominance du personnage. L’objectif étant de magnifier le sujet, d’agrandir une pièce ou d’accentuer un effet de hauteur.

A contrario, la plongée a pour effet d’écraser le sujet et de le rendre inférieur à ce qui l’entoure. Si la plongée est à 90 degrés vers le bas, on peut parler de plongée verticale. Cet effet a pour but d’exprimer le point du vue de Dieu.

Ce sont deux effets qui peuvent aussi avoir pour but de montrer un point de vue différent comme sur cet exemple de plongée. Le personnage regarde vers le haut avec la caméra en plongée sur lui, ce qui fait comprendre au spectateur que quelque chose va lui arriver et que le danger est au-dessus de lui.

Il existe d’autre axes de caméra comme le Dutch angle, la camera est alors « débullée », c’est dire penchée sur son axe horizontale, pour donner une impression de malaise ou de déséquilibre.

Les échelles de plan

Nous allons maintenant passer aux échelles de plan et prendre quelques exemples, même si bien-sûr, il en existe un très grand nombre.

Commençons par le plan large ou plan général. Il a souvent pour but de contextualiser la scène. Cela représente le plus souvent un paysage ou une ville. Il existe aussi le plan d’ensemble qui est plus resserré et qui montre plus de détail et qui est donc plus informatif.

Si on se rapproche un peu, nous avons un plan moyen. Celui-ci permet de contextualiser la scène dans un lieu encore plus précis. Un bar, un parc, une pièce etc… Il est assez proche de plan pied que nous allons voir plus tard.

Ensuite, nous avons les différentes échelles de plan sur les personnages.

Le plan pied ! (Vous voyez je vous avez dis qu’on allait y revenir « plus tard »). Comme son nom l’indique, on voit le personnage de la tête aux pieds. Dans ce genre de plan on voit tout. Il est souvent associé à un travelling (encore une fois, on y revient plus bas).

Il y a ensuite les plans américain et italien. Les deux nous viennent directement d’Italie et des Etats-Unis ! (quelle surprise…) Le plan italien cadre le personnage de la tête au mollet. Cela vient du fameux « trench-coat » qui arrivait jusqu’au mollet des acteurs dans les années 60. Le plan américain nous vient bien sur du western. Le but étant de voir le personnage, mais également son colt avec son arme. Le plan américain est donc cadré de la tête à la cuisse du personnage.

Pour le plan taille et le plan poitrine, leur nom est assez clair pour comprendre de quoi il s’agit. Ce sont des plans qui sont souvent utilisés pour les champs/contre champs ou pour des interviews. Ils sont aussi efficaces au cinéma, car on commence à bien se rapprocher de notre personnage et donc a distinguer de plus en plus d’émotions (intensité dans le regard, des muscles qui se contracte etc…)

Nous avons enfin des gros plans et des très gros plans qui peuvent avoir plusieurs utilités. Ils sont souvent utilisés comme des inserts. Ce sont des plans qui au montage seront utilisés pour montrer des détails ou pour mettre l’accent sur un objet ou une action importante. Mais ils peuvent également servir pour accentuer l’intensité d’une scène avec un gros plan sur un œil, sur une main qui se serre. Cela rapproche le spectateur du personnage et lui permet de rentrer dans son intimité et, créer de l’empathie, de l’émotion.

Les mouvements de caméra

Le travelling

Réalisé à l’aide d’une Dolly, d’une grue, d’un steadycam ou d’un slider, le travelling a plusieurs utilités. Le travelling avant a souvent pour but de faire découvrir une pièce ou un personnage. Il peut également servir à accompagner le mouvement d’un personnage dans une scène (gauche, droite, avant, arrière…). Il permet alors de faire changer de point de vue du spectateur sur la scène ou sur le personnage.

Mais cette technique a aussi et surtout pour but de souligner les émotions d’un personnage. Par exemple, un travelling avant permet de mettre de l’emphase sur une émotion vécue par un protagoniste. Le mouvement avant souligne une sorte d’entrée dans la psyché.

Il y a également le travelling circulaire ou la caméra tourne autour de l’action. Cette technique est souvent utilisée autour d’un couple qui danse pour montrer l’étourdissement que peux provoquer l’amour. Techniquement, sur le plateau, lors d’un travelling, la caméra se déplace réellement dans l’espace ce qui n’est pas le cas du panoramique.

Le panoramique

A la différence du travelling le panoramique est un mouvement où la caméra pivote uniquement sur un trépied et non en se déplaçant dans l’espace. Le panoramique peut-être fait dans tous les sens même de haut en bas. Il est souvent utilisé pour une révélation ou parcourir un décor.

Le plan fixe

Comme son nom l’indique, c’est un plan où la caméra est posée sur un trépied et ne bouge pas. C’est souvent le cas lors d’interviews ou encore de champ/contre-champ. Il est utilisé dans des situations calmes et posées. Il est également employé pour des inserts ou des entrées de champs de personnage. Il peux également traduire un sentiment d’oppression et d’impossibilité de sortir du cadre pour le personnage.

Le plan épaule

Enfin le plan épaule est un plan où la camera est directement sur l’épaule du cadreur. Cela incarne la véritable hauteur d’homme. Il peut donc rapidement être associé au plan POV (point de vue ).
Lors d’un plan épaule, l’image bouge légèrement. Cette effet est créé pour plusieurs raisons notamment pour rajouter un coté vivant et authentique, comme dans les documentaires. En revanche pour de la fiction, le plan épaule est souvent utilisé pour montrer de l’urgence, de la tension, ou le stress du personnage. Montrer qu’il est dans une situation non-stable. (À l’inverse du plan fixe)

Le placement des personnages dans le cadre

On peut voir ce plan dans notre pub pour Exo.expert, notre agriculteur est placé sur la gauche, mais il regarde vers la droite du cadre ce qui signifie qu’il regarde vers l’avenir et de façon positive. A contrario, ici, le personnage regarde vers la gauche, car dans l’histoire, il n’y arrive pas à ses fins.

Conclusion

Vous l’aurez compris, la langue et les codes de réalisation sont souvent liés à une émotion ou un sentiment que le réalisateur veut faire ressentir au spectateur. Cependant, ces codes sont aussi là pour que l’on joue avec eux. Il faut toujours savoir faire preuve d’une certaine souplesse et s’adapter aux conditions que nous offre le décor, le terrain et même les exigences que requiert la vision de votre message.

Toujours est-il que, comme dans toute chose il y a une face cachée, souvent plus grande et plus signifiante que la plastique externe. Ce sont les petits détails qui compte au cinéma. Et cela s’étend aussi aux publicités et au film de marque. Ça demande peut être un brin plus de temps, mais le résultat touchera toujours un peu plus.

 

Chez 2.35 on veut insuffler ces codes dans vos films pour accentuer les émotions, car c’est finalement ce qui nous touche tous.

« Ce qui mintéresse, cest de faire réagir les spectateurs en leur faisant partager des émotions »Jane Campion

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